Une écriture. Des mots.

News : Oui, je sais, je ne répond plus vraiment aux commentaires.
Oui, je sais, j'ai promis, la sortie du prochain chapitre.
Pendant les vacances! Encore un peu de patience! Merci! (:


                                                           October 25th .
                                                      ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

♥ Prologue :

Ce jour là, je regardais les nuages ainsi que les feuilles séchées tourbillonner au dessus de moi. Je me demandais quel jour nous étions... 25 octobre. Cette date commune était le jour où je l'ai rencontré. Enfin, sur le net plutôt. Quand j'y repense, je me rend compte à quel point il était important pour moi. Toutes ces minutes passées ensemble étaient très précieuses et je faisais tout mon possible pour ne pas les oublier. Sa présence rendait mon sang en ébullition, comme si j'avais attrapé une grosse fièvre. Chaque seconde passée avec lui, faisaient doubler les battements irréguliers de mon c½ur. Sans oublier, sa façon de parler qui faisait frissonner mon corps... Il a toujours été là, mais transparent à mes yeux. Depuis, le 25 octobre, lorsque je devinai que j'étais follement amoureuse de lui, je savais aussi qui il était. Et parfois, le destin ne peut pas être comme nous l'aurions souhaité...


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# Posté le samedi 15 août 2009 13:12

Modifié le lundi 01 février 2010 16:45

October 25th . #1

October 25th . #1


                                                           #1 - Automne
                                                      ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯


C'est avec des yeux de tristesse et d'adieux que je regardais une dernière fois la ville de Paris. Mes parents avaient beaucoup de problèmes entre eux, et le temps que tout s'arrange, ils préféraient que je m'exile au Japon. Ma mère m'emmena donc très loin de ma capitale, de mon pays.
A cette époque, j'avais seulement 13 ans, et le regard que j'avais ce jour-là m'obsédait toutes les nuits. Trois ans ont passé... J'ai grandi et changé, mais mon père me manquait terriblement. Quel visage avait-il pris désormais? Que faisait-il? Seules ses lettres me disaient comment il se portait en France. Mais sur sa vie personnelle, rien ne m'était dévoilé. On m'avait dit que tout s'arrangerait mais en fin de compte, il était toujours là-bas, en France.
C'était dans cette même période que la saison d'automne s'était enfin annoncée. Ce moment et ce même mois où j'avais vu la toute dernière fois le visage de mon père.

*

Grignotant le bout de mes doigts en me rongeant les ongles, je su que le froid commença à s'installer. Je relevais mes yeux vers l'arbre qui se tenait à côté de moi et remarquais que toutes les dix minutes, seulement trois misérables feuilles sèches tombaient au sol. Le mois d'octobre allait bientôt prendre sa fin et je fus très étonnée que l'automne n'apparaisse que maintenant.
Au fur et à mesure que j'observais l'arbre, je mis mes cheveux dans mon pull et cachais ma tête sous mon capuchon ; le froid commençait même à picoter mes joues. J'étais assise sur un banc en observant tout ce qui m'entourait. Je regardais les personnes qui passaient sur le chemin d'en face ; ces adultes qui ne jetaient même pas un coup d'½il sur la nature... Tellement ils étaient occupés et stressés de leur vie commune.
Après un laps de temps, je me levai pour partir au lycée. Depuis que j'avais commencé la première année de cette école, je me retrouvais souvent seule. Je n'arrivais pas vraiment à me faire des amis. Au début, ce nouvel endroit me faisait terriblement peur et être seule dans mon coin n'étais pas ce que je préférais. J'avais besoin de monde autour de moi, comme une sorte de protection. Et là, je n'avais rien et j'avais l'impression que je pouvais me faire attaquer à n'importe quel moment. Mais deux mois et quelques poussières ont passés, et je ne pouvais que prendre habitude de ce nouveau mode de vie au lycée.
Je n'avais pas vu l'heure passée, et réalisant que les cours allaient bientôt commencer, je me mis à courir en direction de l'école quand soudain, sous la vitesse à laquelle je courrais, je donnais un énorme coup d'épaule à un passant. J'aurais bien aimé que cet accident ne se produise pas, car si ma vision était bonne, je cru reconnaître un uniforme noir avec des rayures jaunes; le symbole de mon lycée. Je m'étais donc dit que ça ne servait à rien de fuir et qu'il fallait que je m'excuse.

« - Désolée, m'excusais-je en me retournant.
- Ce n'est pas grave... »

A ma grande surprise, j'étais en face du garçon le plus populaire du lycée, celui qui était bon en sport comme dans les branches d'école, celui qui était poursuivi par une meute de filles mais aussi par des garçons qui l'admiraient, celui qui était aimé par tout le monde et qui avait un grand nombre d'amis. Comme dirait-on, il était presque parfait pour ces étudiants! Moi qui suis une inculte, je ne savais même pas son prénom... En fait, il était tout mon contraire et il ne m'intéressait pas du tout. Il était la dernière personne avec qui j'aurai voulu entamer une discussion. Il ne méritait même pas que je m'excuse... c'est pourquoi je tournais mes talons et me remis à ma course sans faire attention à sa présence.
J'arrivai dans la cour du lycée et par grande chance, j'étais en avance. Je me mis donc dans un endroit où il n'y avait personne pour pouvoir écouter de la musique en toute tranquillité.

« - Ayumi! »

Je relevais ma tête, perplexe, me disant que cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu quelqu'un m'appeler.

« - Ryû?! »

Ryû était mon ami du collège. Quelqu'un de très gentil, souriant, sympathique et même amusant, mais aussi... très pervers. Ses cheveux ébouriffés d'un noir corbeau volaient dans le sens inverse du vent. Mais j'ai pu tout de même remarquer qu'il avait légèrement coupé les pointes. Je devais avouer qu'il était devenu très beau, même s'il souriait bêtement face à moi, à son habitude. J'étais très surprise de sa venue.

« - Ça fait longtemps que je ne t'avais pas vue, me dit-il timidement, tu vas bien?
- Oui, je vais bien. Mais que fais-tu là?
- J'ai changé de lycée... Je n'aimais pas l'autre et j'ai entendu parler de celui-ci qui me paraît bien meilleur! »

Le pauvre... S'il savait ce qui l'attendait dans ce lycée... Il serait devenu encore plus fou que moi.

« - Petit pervers, je suis sûre que tu es venu ici rien que pour voir les jolies filles, rigolais-je en lui tirant la langue.
- Je vois que tu me connais toujours aussi bien, dit-il en étouffant un rire. »

Je sentis que ce nouveau monde n'allait pas être si ennuyant que ça... Même si j'aurai voulu qu'une autre personne que Ryû débarque dans cette école. Je n'étais pas très proche de lui mais j'étais tout de même contente qu'il soit là.
Pendant que je discutais avec Ryû, j'entendis les cris assoiffés des lycéennes. Elles étaient toutes derrière un garçon; celui que j'avais percuté tout à l'heure. Sans faire vraiment attention, je remarquais du coin de l'½il qu'il jeta un regard vers moi.

« - C'est qui lui?, me demanda Ryû. »

J'évitais la question de mon ami. J'étais préoccupée par le regard de ce garçon. Je faisais un peu plus attention à son visage que je tentais de mémoriser : il avait les cheveux sombres avec des couleurs désordonnées et variantes entre le brun et le noir, il était grand et mince avec un air de gamin. Je me forçais de plonger les yeux dans les siens ; ses prunelles, d'une couleur attirante, me toisèrent du regard et percèrent directement les miens. J'avais l'air ridicule, alors je changeais mon champs de vision.

« - Ayumi?
- Euh...Oui?, me retournais-je vers Ryû, que j'avais totalement oublié.
- Non rien, sourit-il. »

Toute la matinée, je n'attendais qu'une seule chose : être à la maison et utiliser mon nouvel ordinateur que ma mère m'avait offert, et ce bonheur arriva assez rapidement. Sur le chemin du retour, je la vis en voiture. Elle s'arrêta pour me prendre. Ma mère me ressemblait beaucoup, elle avait les mêmes yeux que moi, très enfantins et fatigués par chaque nouvelle journée. Des cheveux noirs ébène qui se collaient au visage durant chaque automne. Et un sourire plutôt stupide mais que j'adorais observer. Les seules différences qui me séparaient d'elle, c'était qu'elle avait des rides au niveau des yeux et de la bouche à force de rire, un visage plutôt rond, et des cheveux courts.

« - Tu as passé une bonne journée?
- Ce fut différent aujourd'hui. J'ai pu revoir un ami du collège, il est nouveau dans mon lycée!
- Ah oui? Mais c'est une très bonne nouvelle, Ayumi. Comment s'appelle-t-il?
- Ryû. Il est vraiment gentil... Et je me sens moins seule, dorénavant.
- Je suis contente pour toi, me fit-elle en souriant. »

A la maison, ma mère avait déjà installé mon nouveau PC. Je fus très heureuse et je l'allumais aussi tôt pour le découvrir. Ma mère avait même abusé du fond d'écran : une photo de moi, petite, à l'âge de 5 ans, mangeant du chocolat que j'éparpillais sur mon visage. J'allais bien sûr, très vite la changer.
Je connaissais pas mal de choses en informatique, même si je n'avais jamais utilisé d'ordinateur chez moi. J'ouvrais une nouvelle page d'internet et j'installai directement le logiciel tant connu : Msn Messenger. J'avais déjà un compte e-mail, il suffisait juste que je me connecte. Par la suite, j'ouvris une autre nouvelle page et tapais l'adresse de mon lycée. J'avais entendu parler que les étudiants avaient ouvert une discussion en ligne, seulement réservée à ceux de mon école. Je devais choisir un pseudo... Je mis beaucoup de temps et je finis par trouver un nom plutôt sympa : Karuho. C'était le prénom d'une écrivaine d'histoires japonaises que j'aimais beaucoup.
A première vue, il y avait beaucoup de monde sur ce site. Je ne savais pas avec qui parler et surtout ce que je devais faire. Sur le moment, je me demandais même pourquoi j'étais entrée dans ce site, alors que je n'aimais aucune personne de mon école.
Je pris mon courage à deux mains et cliquai sur un pseudo quelconque. L'heureux élu était Naoki. Je commençais la discussion comme tout jeune stupide pouvait écrire :

« - Salut. Ça va? »

J'attendis un instant, espérant qu'il puisse me répondre... Pas même quelques minutes, que Naoki me répondit. J'étais encore plus stressée et impatiente de taper sur mon clavier.

« - Salut. Bien... Et toi?, répondit-il.
- Bien merci.
- Comment était ta journée?
- Une journée comme une autre, écrivais-je, mais j'ai pu voir une nouvelle personne et j'étais plutôt contente. Et d'autres que je n'aurai jamais voulu voir...
- Et pourquoi?
- Personnellement, je trouve que les gens de notre lycée sont tous pareils. Tout ce qu'ils leur intéressent sont des gens supérieurs, beaux et intellectuels. Des blagues qui se ressemblent et qui se répètent à la longueur de la journée... Et encore, un tas de choses stupides. »

Soudain, je m'étais dite qu'il ne fallait peut être pas que je dise les choses de cette façon... C'était pire que je ne l'avais imaginé... Là, c'est sûr, ce cher Naoki n'aurait plus très envie de me répondre.

« - Et toi, tu ne fais pas partie de ces gens là? demanda-t-il très rapidement.
- Non... Je suis plutôt seule. Je n'arrive pas à être amie avec ces personnes-là. Je sais que je ne pourrais pas les supporter.
- Ah d'accord... C'est intéressant comment tu vois les choses. Je pense pareil. Mais moi, c'est encore pire. Je m'ennuie toute la journée et espère qu'un jour mon mode de vie change. »

J'étais impressionnée. Cette personne serait-elle un peu comme moi? J'étais contente que ce nouveau personnage pense de la même manière que moi, cela signifiait que je n'étais pas la seule à être ainsi.
Je continuais de discuter avec lui et pour tout avouer, je m'amusais plutôt bien. Je n'avais même pas fait attention aux heures qui passaient à une vitesse incroyable.

« - Bon, je vais devoir te laisser, Naoki, écrivis-je.
- Oh restes encore une heure! Si-il-te-plait, Karuho!
- Il est deux heures du matin... Cela fait cinq heures qu'on parle ensemble. C'était amusant mais, je dois aller dormir.
- Bon d'accord... Ajoute mon adresse e-mail. J'espère qu'on se verra demain!
- Et comment?
- Je dis par internet.
- Ah ben oui, c'est logique. Bonne chance pour demain.
- Merci. A toi aussi... Espérons qu'on s'ennuiera pas trop, conclue-t-il la conversation. »

J'éteignis l'ordinateur et me dépêchai de m'installer dans mon lit. Je repensais à toutes nos paroles dites durant cette longue conversation. Il était vraiment intéressant et j'avais hâte de lui reparler.
Je jetai un coup d'½il sur mon portable : 26 octobre. Soit, hier, nous étions le 25. J'essaierai de ne pas oublier cette date, car elle signifiait pour moi que Naoki était mon nouvel ami mais aussi un lycéen qui me ressemblait. Je ne voudrais surtout pas le lâcher maintenant.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 11:50

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 12:12

October 25th . #2

October 25th . #2

                                                           #2 - Monsieur-Parfait.
                                                      ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯


Ce matin là, un silence doux régnait à l'extérieur. Une brise s'était levée, agitant les feuilles sèches sur le sol en un froissement de tissu. On pouvait presque entendre les pattes d'un chat jouant avec les feuilles d'automne. Cela me semblait...différent. J'en profitais pour me lever, découragée par cette nouvelle journée qui allait être durement froide, mais je sortis tout de même de mon lit. Après une douche rapide, j'enfilais mon nouvel uniforme d'automne-hiver; un pull plongeant, long jusqu'aux avants-cuisses, beige, laissant dépassé le col du chemiser blanc et ma nouvelle cravate. Pour ne pas avoir froid, je portais un manteau jusqu'aux hanches couleur encre qui s'accordait avec la cravate et ma jupe aux rayures beiges. Pour chaque demi-saison, nous changions d'uniforme ainsi que de couleurs mais les rayures particulières restaient les mêmes pour désigner le symbole de l'école. J'aimais en particulier l'uniforme de ces deux saisons rassemblées ensemble, car elle me donnait du charme et se mélangeait avec la couleur noire corbeau de mes cheveux.
Je me dépêchai de prendre le bus pour aller au lycée. J'étais encore plus en retard que d'habitude, je n'avais même pas eu le temps de prendre un super déjeuner énergétique, (qui en passant n'est qu'un simple bol de céréales) ni pour aller m'asseoir à mon banc habituel.
La sonnerie de l'école avait déjà retenti dans la cour et je vis Ryû qui entrait à l'intérieur du lycée pour aller en cours. Il me fit un salut de la tête et un sourire timide que je lui rendis, puis disparut parmi les élèves.
En première heure, je commençais avec le français. Comme à son habitude, Monsieur Ishida était déjà entrain de distribuer des feuilles de grammaire. C'était un homme grand, mince et élégant. Il avait sûrement la trentaine car il paraissait jeune derrière ses lunettes rectangulaires et ses cheveux colorés châtains, d'où il rattachait les plus longs en queue de cheval. Une mode que tout le monde connaissait bien et qu'on retrouvait surtout dans notre pays voisin, la Corée du Sud. J'aimais beaucoup ce professeur malgré que je paraissais agaçante à ses yeux. Il m'a valu, un jour, une mise à la porte à cause d'un éclat de rire que j'eus toute seule, évidemment de son fort accent français et depuis, il est plutôt sévère avec moi.
Bref, j'avais tout de même beaucoup de facilité dans cette branche, vu que c'était ma langue maternelle et j'en étais heureuse pour une fois et même vantarde face au garçon le plus populaire dont je ne savais toujours pas son nom qui avait qu'une seule faiblesse, le français.

« - Bonjour, accueillit le professeur, aujourd'hui je vais former des groupes de deux. Ceux qui ont de la facilité pourront aider ceux qui ont en moins. Je vais commencer avec mademoiselle Ayumi... qui se mettra avec monsieur Shôta.

Je levai les yeux, perplexe, par ce nom que je n'avais jamais entendu. Mais à ma grande surprise, je vis indirectement plusieurs visages de lycéennes qui me lançaient des regards noirs et froids comme si leur seule envie était de me tuer sur place, et toute suite. Je devinai alors, qui allait me rejoindre à la seconde qui suivait...Monsieur-Parfait.

« - Salut, dit-il. »

Je ne l'entendis pas. J'étais préoccupée à imaginer comment j'allais subir le sort qui m'attendait à la sortie de l'école par toutes ces lycéennes. J'irai vite chercher un casque de moto pour me protéger la tête, je prendrai mon cartable comme bouclier et mon crayon à papier qui sera bien taillé pour les piquer et les faire fuir. Elles, elles seront en Barbies sans culottes mais assoiffées de vengeance et elles utiliseraient comme arme, leur propres faux ongles. Je voyais bien cette scène là et je me mis toute seule à en rire, tout en oubliant qu'il y avait un étudiant en face de moi.

« - Euh... ça va? Ou tu as des problèmes psychologiques et que t'aimerais aller voir un médecin?, demanda-t-il en étouffant un rire.
- C'est quoi ton nom déjà? dis-je sur un ton sérieux, tout en ignorant sa stupide plaisanterie.
- Quoi? Tu ne me connais pas? Je suis Shôta. L'unique, le plus beau, l'intelligent, ...
- Ah oui, Shôta!, le coupais-je, Fermes ton bec d'oiseau retouché par la chirurgie et laisses-moi tranquille!
- Quelle méchanceté! fit-il très choqué. Je n'ai jamais eu recours à la chirurgie, je ne suis pas stupide... Mademoiselle sans amis, qui rigole toute seule et qui devrait être envoyée à l'asile.
- Figures-toi que j'ai un ami!
- Qu'est-ce qui se passe dans ce groupe?, s'énerva monsieur Ishida en nous regardant.
- Monsieur, je veux travailler avec une autre personne! répondîmes en ch½ur. »

Shôta et moi n'avions ni travailler ensemble, ni changer de personne ou de groupe, mais nous avions tout simplement reçu un joli « A la porte! » du professeur de français.
A la fin de cette journée pénible, je rejoignis Ryû qui m'avait demandé plus tôt dans la journée de venir à la bibliothèque. Étonnement, il était devant un ordinateur, et sur un site pornographique ; il avait de la chance que ce jour-là il n'eût aucune surveillance. Je voulus rentrer chez moi et laisser ce pervers. Mais Ryû remarqua très rapidement ma présence et quitta toute de suite le site pour ensuite se rapprocher de moi.

« - Ayumi! Étais-tu là depuis longtemps? demanda-t-il très gêné.
- Euh... non, mentis-je. Mais, je vais rentrer chez moi. J'ai eu une dure journée.
- D'accord... Tu veux que je te raccompagne? »

Malgré toutes les excuses que je lui avais sorties pour qu'il ne me raccompagne pas, il était tout de même venu, mais il restait silencieux, ce qui me perturbait beaucoup, surtout venant de lui. J'attendais qu'il dise quelques mots stupides pour casser ce silence qui commençait à me rendre malade. Et finalement, c'est moi qui ouvris la bouche:

« - Qu'est-ce que tu vas faire ce soir?
- Je vais sûrement être sur l'ordinateur. J'ai trouvé le site du lycée qui a été ouvert pour que les jeunes puissent discuter entre eux! C'est génial!
- J'y crois pas! dis-je très surprise. Moi aussi, je me suis inscrite sur ce site, il y a quelques jours!
- Sérieux? Super! Quel est ton pseudo? »

Karuho... C'était mon pseudo mais je n'avais pas envie de lui dire. Au fond de moi, je voulais que ce soit un secret qu'entre Naoki et moi. Si Ryû le savait, il ira sûrement dire à plusieurs personnes et ça pourrait atteindre Naoki et je ne voulais pas qu'il sache ma vraie identité, en tout cas, pas pour l'instant.

« - Et si on créait plutôt un petit jeu? Tu dois deviner quel est mon pseudo et je dois faire pareil... Et celui qui trouve en premier, peut rendre un service à l'autre. »

Quel jeu stupide que j'avais trouvé sur le moment, mais comme Ryû ne pensait jamais intelligemment, il allait sûrement accepter ce défi.

« - Il y a pas mal de monde sur ce site... Ça va être dur... Mais j'accepte! J'adore ce genre de jeu!, répondit-il en souriant, comme je l'avais pensé. »

Nous arrivâmes près de la maison Shô; la mienne. Je remerciais Ryû de m'avoir raccompagnée et je suis rentrée à l'intérieur. Je sentis une odeur des petits fours au chocolat; ceux que je préfère tant; ma mère eût la gentillesse d'en faire. Je passais à la cuisine pour la saluer et prendre un petit morceau du gâteau qu'elle avait préparé, puis monta dans ma chambre. Je vis l'ordinateur qui n'avait pas bougé d'un poil... Et j'eus toute suite l'envie de l'allumer. Mais avant, comme tout élève, je fis rapidement mes devoirs.
Je me mis au travail : du français m'attendait. C'est alors que je repensais au cours de ce matin ; j'espérai ne plu revoir ce garçon mal élevé, Shuta ou Shoita, un nom comme un autre. Mais cette dispute avait rapporté quand même quelque chose de bien; les lycéennes m'avaient laissé tranquille. C'était plutôt logique, vu que Monsieur-Parfait ne m'aimait pas et qu'il ne s'intéressait pas à moi. Une charge en moins pour ces poupées.
Après une heure de révision (j'avais enchaîné les mathématiques après le français), j'allumai enfin mon ordinateur. Le fond d'écran avait évidemment changé; une photo de Paris s'affichait sous mes yeux. La ville où j'aurai voulu faire mes études et revoir mon père.
Je cliquai sur l'icône d'Msn pour me connecter. Je vis toute suite Naoki en ligne mais avant même que j'aille lui parler, il vint lui même à ma rencontre.

« - Karuho! Je t'attendais... J'ai pensé à toi toute la journée, dit-il.
- Moi, je n'avais qu'une hâte : Te reparler. Y-avait-il beaucoup de gens qui t'ont ennuyé, aujourd'hui?
- Non, pas vraiment, puisque j'ai fini par prendre habitude mais une chose inhabituelle s'est produite.
- Qu'est-ce qui s'est passé?, lui demandais-je en tapant sur le clavier.
- Une personne m'a énervé, rien de grave... Et toi? Est-ce que ça va?
- J'ai eu une sorte de dispute avec un garçon. Mais c'est passé...
- On est un peu dans la même situation alors. Qui c'est l'étudiant? »

Je n'osais pas lui répondre, de peur qu'il connaisse la personne ou de peur qu'il l'admire en secret. De plus, je n'étais même plus sûre du nom...

« - Monsieur-Parfait, répondis-je très fière de ce sobriquet.
- Que t'es drôle! N'as-tu pas retenu son nom?
- Comment as-tu deviné? Je suis un poisson rouge, je ne retiens rien.
- Moi, je suis un poisson bleu pourtant, j'ai déjà une plus grande mémoire que toi. »

Je rigolais devant mon ordinateur à cause de notre stupidité, essayant de reprendre un peu mon sérieux, même si je ne cessais de sourire bêtement comme Ryû le faisait quand il était avec moi.

« - D'accord, alors nous venons tous les deux du monde des Fish, écrivis-je.
- Ça promet! »

Nous discutâmes encore pendant quelques heures. Nous n'avions eu que des "délires", mais de nouvelles informations se relevaient à chaque nouvelle heure, et nous commencions à nous connaître petit à petit; il me ressemblait beaucoup et j'adorais partager ma vision des choses avec lui. A chaque fois que je devais lui répondre, un nouveau frisson parcourait mon dos, mais j'étais heureuse de lui parler et d'avoir pu rencontrer une personne comme lui.

« - Cela fait seulement quelques jours qu'on se connait mais tu sais que je t'adore déjà? me dit-il.
- Ça alors! Je me fais donc adorée! répondis-je. Moi aussi, je t'aime bien, Naoki.
- On est amis alors? demanda-t-il.
- Oui, bien sûr! »

C'est sur ces quelques mots, qu'il partit dormir et finir ses devoirs, après que l'on se soit échanger nos numéros de portable.
Je finis la soirée en écoutant de la musique et en repensant à ses derniers mots : on était "amis". Ça me suffisait largement. Ma mère entra dans ma chambre pour éteindre ma musique et me dire de dormir. Au même moment, je reçus un texto : « La semaine prochaine, on essaie de s'appeler. Naoki. » Les seuls mots qui me passèrent par la tête à ce moment là, furent "Il est fou".

# Posté le samedi 17 octobre 2009 09:29

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 12:16

October 25th . #3

October 25th . #3
                                                           #3 - Le téléphone.
                                                      ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯


La main sur la poitrine, je sentais la chamade des battements irréguliers de mon c½ur. Je pinçai les lèvres et gémissais plusieurs tremblements. Comme je l'avais prévu, à la minute qui suivait, la sonnerie de mon portable commença à chantonner et déclencha un frisson dans mon dos. Je serrai un peu plus mon téléphone entre les mains et essayais de me calmer; je me forçais de penser qu'il me suffisait de prononcer qu'un simple mot :

« - Allo?
- Karuho? »

Je ne m'attendais pas vraiment à cette voix... Elle était plutôt grave et timide mais elle me plaisait bien. J'aurai voulu qu'il m'appelle par mon prénom, ça aurait été encore plus magnifique.
Je me préparais à lui répondre, j'avalais ma salive restée sous la langue afin de lui répondre; elle retenait mes mots.

« - Naoki? »

J'entendis, alors, un rire hystérique résonner dans mon oreille. Il était plutôt charmant et envoutant; j'en fus même retournée. Je ne compris tout de même pas pourquoi il s'était esclaffer de rire. Ma voix était peut-être pas celle qui l'attendait... J'avais honte; elle n'était sûrement pas belle.

« - C'est moi Naoki, reprit-il.
- Je sais.
- Nous sommes bêtes.
- Oui. »

Il rigola de plus belle mais encore plus délicieusement que la première fois. Cette fois-ci, je tentais de mémoriser son rire.

« - Rigole encore.
- Pourquoi?
- C'est égoïste, mais ton rire est tellement beau que je veux être la seule à l'entendre. Même si ce n'est qu'au téléphone, avouais-je. »

Il ne répondit pas et laissait les secondes couler. Quel regard avait-il pris à cet instant; était-il heureux? L'avais-je énervé? Ou était-il tout simplement gêné? Je n'aurai peut-être pas dû lui exprimer mes sentiments par cette manière, mais cette envie de l'entendre rire m'obsédait sur le moment.

« - Bon, sinon? Tu vas faire quoi, ce soir, mon petit poisson rouge?, changea-t-il de ton et de sujet.
- Et bien, écoutes... Ce soir, je vais regarder un film, le Tombeau des lucioles.
- Oh! Il est magnifique ce film!, s'écria-t-il. Tu vas pleurer?
- Sûrement.
- Poisson rouge est sensible!
- Poisson bleu, m'énerve!
- J'aurai voulu être là, avec toi. Pas pour regarder le film mais pour t'observer pleurer.
- La blague! »

Nous continuâmes de parler pendant plusieurs heures, il avait réussi à me priver de ma soirée cinéma. Mais, ça ne me dérangeait pas et même plus, j'étais contente des heures passées avec lui au téléphone. Nous n'avions pas arrêté de discuter de tout et de rien, de rigoler et se moquer de l'un et l'autre. Il me paraissait familier... Comme si ça faisait très longtemps qu'on se connaissait et qu'on venait de se retrouver.. Je ne remercierai jamais assez le ciel pour ce merveilleux cadeau.

« - J'aimerai te voir, lâcha-t-il.
- Moi aussi.
- Alors qu'est-ce qu'on attend?, soupira-t-il.
- Je... Je ne suis peut être pas prête. Enfin, je ne sais pas.
- Tu n'es pas prête ou tu ne veux pas?
- Tu devrais aller dormir. T'es fatigué, mon pauvre poisson bleu. »

Il se tut et raccrocha sans prendre la peine de me dire au revoir. J'en fus très surprise et j'avais l'impression de l'avoir déçu... Mais quelle stupidité avais-je encore commise?
Les jours suivants, Naoki avait soudainement disparu, il ne se connectait plus et ne donnait plu de signe de "vie". Comme, je l'avais pensé, il était sûrement déçu de mon comportement... Pourtant, ce n'était pas mon but; tout ce que je voulais lui faire comprendre, c'était qu'il me fallait plus de temps pour qu'on s'apprenne réellement à se connaître.
Je n'avais pas le courage d'essayer de savoir ce qu'il se passait. J'avais plutôt estimé de le laisser tranquille jusqu'à qu'il prenne sérieusement la décision de venir me parler. Mais, plusieurs semaines se sont écoulées et il n'était toujours pas là. A force, j'allais croire qu'il n'existait plu et que j'allais devoir l'oublier. Non, ça ne m'était impossible. Il me manquait trop. Il remplissait mon esprit comme mes rêves. J'avais littéralement changé; je n'arrivais plu à rire des blagues de Ryû, je ne me concentrai plu pour mes devoirs et je n'avais même plu la force d'écrire des lettres à mon père. Pourquoi? Parce que je n'arrêtais pas de penser à lui. Un énorme vide s'était formé au niveau de mon c½ur, il hurlait l'abandon. Pourquoi me faisait-il ça? J'en souffrais trop.

*

Nous étions le samedi, 23 décembre. Demain, la veille de noël sera fêtée dans tout le pays. C'était la distribution des cadeaux et moi, je n'en avais toujours pas acheté. J'en profitais donc de cette fin de journée pour me rendre au marché de noël.
Parmi toutes ces lumières, il y avait beaucoup de monde. Un chiffre tellement énorme qu'il était logique que j'aie trébuché un passant. Je me retournais vers l'inconnu pour m'excuser mais, à ma grande surprise, je vis un grand jeune homme en face de moi. Tellement grand qu'il me rappela bizarrement quelqu'un...

« - Tiens, Monsieur-Parfait!, grommelais-je.
- Madame-Parfaite, dit-il en baissant la tête.
- Ironie?
- Peut-être bien, répondit-il en me tirant la langue.
- Je perds mon temps!, soupirais-je.
- Ce n'est pas la première fois que tu me bouscules, tu devrais t'excuser.
- Je n'en vois pas l'intérêt, surtout pour quelqu'un comme toi. »

Je tournais les talons pour m'apprêter à partir, mais, au même moment, il me reteint en m'attrapant par le bras. La colère m'emporta et je serrai les poings mais lorsque je me retournais face à lui, je vis directement ses prunelles qui me coupèrent le souffle. Ses yeux noisette paraissaient encore plus magnifiques sous les néons de lumière des vitrines, que dans la journée, ce qui renforça son charme. Je ne pus m'empêcher d'être indifférente face à lui, il avait cette manie de rendre les gens totalement à son service. Mais je n'allais pas succomber à sa beauté, c'est pourquoi je baissais les yeux et enlevais férocement sa main de mon bras.

« - Qu'est-ce tu veux?, m'énervais-je.
- T'es toute seule?, me demanda-t-il innocent.
- Oui et alors? Désolée mais, je ne m'appelle pas Monsieur-Parfait pour avoir des esclaves à mes pieds.
- Pathétique.
- Évidemment... A force, on s'ennuie.
- Aurais-tu l'amabilité de m'accompagner pour acheter des cadeaux?, fit-il en changeant de sujet et de ton.
- Tu rigoles, j'espère? On ne se connait même pas!, rétorquai-je. »

Il fit comme si il n'avait rien entendu et me poussa dans le dos pour que je puisse avancer. Je trainais tout de même les pieds et j'essayai deux fois de suite de m'échapper... Mais rien à faire, il avait toujours le même pouvoir.
Soudain, nous arrivâmes en face d'une vitrine de jouets. Il resta longtemps à contempler à travers celle-ci. Il paraissait nostalgique et enfantin. Il m'adressa un petit sourire dans le coin, puis, rentra à l'intérieur, ce que je fis de même.

« - Pourquoi voulais-tu que je t'accompagne?
- J'ai peur du noir... Je n'avais pas envie de rester tout seul!
- Pitié, lâchai-je en soupirant.
- Je vais aller de ce côté, fit-il en désignant le couloir de gauche. Tu peux te balader mais, si tu te perds, cries mon nom. Ah oui, c'est Shôta et non Monsieur-Parfait... Évite de me faire honte.
- Je n'ai pas d'ordres à recevoir! Surtout de toi!, aboyai-je.
- Ne te perds pas, d'accord?, marmonna-t-il. Je ne laisse jamais une fille toute seule. J'y vais. »

Après ces quelques "belles" paroles en l'air, Shôta disparu parmi l'un des couloirs du magasin. J'en profitais pour m'évader... Mais au même moment, je vis une belle peluche en forme de poisson. Une très belle... Bleue. Il y avait aussi d'autres objets, des stylos, des crayons et des porte-clefs. Je pensais alors à Naoki et à nos stupides conversations... Celle où on s'était dit qu'il était un poisson bleu et moi, un rouge.
Je pris l'un des porte-clefs poisson dans les mains et l'observait. Il me faisait rire avec ses deux gros yeux blancs et sa grosse bouche rouge. Elle était moue et douce; très agréable à câliner. J'étais convaincue de l'acheter.
Après avoir choisi ce petit cadeau, je sortis prendre de l'air. Shôta n'était toujours pas revenu... Mais que diable restais-je encore à l'attendre?!

« - Heureusement que t'es là! J'ai cru t'avoir perdue, chuchota Shôta en sortant de la vitrine.
- Je ne risquerai pas!
- C'est cela oui, fit-il sur un ton narquois.
- Excuses-moi, mais j'aimerai rentrer chez moi!
- Je...
- Et toute SEULE!, le coupais-je très fière de moi.
- Ah! Parce que, tu croyais que j'allais t'accompagner? N'y pense même pas! Je voulais juste te remercier d'avoir accepté de rester avec moi, ce soir... Petite insolente!
- Ce n'était même pas une proposition mais une obligation. Au revoir! »

Il se mit à rire. Un rire grave et dur mais à la fois doux comme le miel. J'avais l'impression de l'avoir déjà entendu... Je plongeais dans mes souvenirs pour retrouver ce rire habituel... Mais, malheureusement, nulle voix ne résonnait dans mon stupide cerveau!

« - Tu médites?
- Non... Je manque tout simplement d'air depuis que t'es là.
- Bon, alors, je ne resterai pas plus longtemps... Passe une bonne fin de soirée, Ayumi! »

Il ébouriffa mes cheveux corbeaux avec sa lourde main et me lança un regard méprisant à travers ses yeux dorées - l'arme la plus redoutable - tout en affichant un sourire charmeur. Je baissai la tête, sachant que mes joues avaient pris la couleur rouge; honte à moi face à ce personnage terrifiant. Il s'en alla en rigolant une dernière fois, ce qui me fit des frissons dans le dos. Il marchait à pas lents et paraissait vouloir se retourner pour me lancer un dernier regard.
Je le regardais partir au loin, puis je détournai les yeux... J'étais vraiment une idiote; je pensais encore à lui, alors qu'il ne m'intéressait pas du tout. Je devenais complètement dingue. Je me retournais et repris le chemin du retour à la maison, en soupirant face à mon attitude absurde. Il était tard et ça ne servait à rien que je reste encore au marché de noël, malgré que je n'aie acheté qu'un seul cadeau et qui était en plus destiné à Naoki.
Ce fut à ce moment là que mon portable sonna. Je sursautais de peur et jetai un coup d'oeil à mon téléphone qui affichait : Naoki.
Mon coeur commença à battre la chamade et à ressentir les mêmes sentiments que la première fois, lorsque je communiquais au téléphone avec lui. Les paumes de mes mains devinrent moites; je sentis mon portable glisser entre elles, mais j'exerçais une nouvelle force pour le retenir. Mes lèvres tremblèrent mais j'inspirai doucement l'air glacial de la nuit et me calmai pour lui répondre :

« - Naoki!, m'écriais-je.
- Karuho! Je suis content de t'entendre. Tu m'as tellement manqué...
- Naoki, ne recommences plus, si-il te plait. Pourquoi essayais-tu de me fuir? Je n'ai pas arrêté de penser à toi... Et si tu savais, comme je regrette les paroles dites, la dernière fois!, avouais-je à travers quelques bégaiements. En réalité... J'aimerai qu'on se rencontre. C'est juste que j'avais peur... »

Il ne répondit pas, pas même un souffle, comme à la dernière conversation. Je retenais mon coeur de hurler et de pleurer, j'avais peur que Naoki me fuisse encore. Ça me faisait mal. Beaucoup trop mal.

« - Demain, commence-t-il en chuchotant, on se voit à la patinoire, en face du lycée. J'ai quelque chose pour toi. D'accord?
- Oui..., répondis-je doucement.
- Tu sais, moi, je suis encore plus égoïste que toi.
- Comment ça?
- Je ne veux que toi. »

Il raccrocha, laissant juste l'écho de ses dernières paroles monotones résonner dans ma tête. Les plus belles que j'aie entendue jusqu'à présent et que je ne risquerai pas d'oublier. Mais, je désirais plus que tout les réécouter une nouvelle fois...

# Posté le dimanche 29 novembre 2009 06:29

Modifié le vendredi 11 décembre 2009 07:38